mardi 21 février 2017

Ca déracine, ça tronconne, ça déboise....sur l'esplanade.

Et pourquoi ???? Des nouvelles cabanes vont arriver ou bien ?








Si quelqu'un sait quelque chose ??

Côté enseigne



Pour les fans de bières, "le P'tit Houblon" vient d'ouvrir... (rue de Chambéry)

mercredi 1 février 2017

Les Corbières - Monastère de Béthléem

Jean Monard  (1851-1923)  est un médecin Aixois, inconditionnel de la cure thermale adaptée à soignée l'arthritisme. La découverte d'une eau médicinale au pied du Mont Revard qui aurait tout pour soigner ce maux et des recherches poussées sur la cure "climatique", à savoir que dans un endroit bien précis par rapport au climat, à l'ensoleillement, l'atmosphère, le taux d'humidité etc... l'héliothérapie serait bénéfiques pour les "malades". Il faut donc un hôtel !




Pour aller d'Aix les Bains au Revard, il y a deux villages à traverser : Mouxy et Pugny. C'est vers ce dernier que Jean Monard veut construire son projet. Un chemin de fer à crémaillère va voir le jour, donc aucun problème pour accéder au site des Corbières, une gare à Pugny-Chatenod est prévue sur le tracé et est situé à 500 mètres à pied via un magnifique chemin.

Trois actionnaires vont constituer la "Société des Hôtels et Domaine des Corbières" : Jean Monard, Léon Grosse et Pierre-Victor Barbier.






Une vingtaine d'actionnaires entre autre des Aixois célèbres, de toutes professions, se joignent à eux. Le projet est faramineux, tant au niveau du budget qu'au niveau des bâtiments. Il sera beaucoup moins grand que prévu !!





En juin 1893 le "Chalet-hôtel" ouvre. 










Au sous sol, six chambres pour le personnel, une cuisine et une salle de courrier. Au rez de chaussée, le bureau de l'hôtel, un salon, deux salles à manger, une chambre. Au 1er étage, huit chambres et une salle de bains. Idem pour l'étage deux et au 3ème sept chambre, une salle de bains. 
A côté du Chalet-hôtel, se trouvent des dépendances dont le chalet Victoria dit "la laiterie" 




Le "chalet-hôtel " a une bonne réputation et la venue pour un séjour de trois semaines des Reines de Hollande fait une grande publicité.

Emma de Waldeck-Pyrmont

Wilhelmine de Nassau


Un premier kiosque en bois s'implante au centre ville d'Aix en 1893 et sert de support publicitaire, sous le nom "kiosque de la source des deux reines". L'eau pure d'Aix y est servie.




 un autre plus grand le remplacera en 1909



En 1902 et même bien avant, le chalet-hôtel va mal : les dettes augmentent fortement et les actionnaires refusent de remettent systématiquement de l'argent. Seul le Jean Monard renfloue de ses deniers personnels, mais cela évidement ne suffit pas. Il faut savoir qu'un hôtel de luxe est envisagé, avec d'autres dépendances et bien sur c'est mission impossible ! L'hôtel ferme.

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Blanche Gallice (qui devient fortunée des suites de son veuvage à 38 ans) et le Père Fernand Portal se rencontrent à Paris. Ce dernier va ouvrir trois colonies de vacances, disséminées en France  dès 1911 dont deux vont être dans les demeures de Madame Gallice. En 1914, celle-ci part en Suisse pour se soigner, son médecin lui conseille de passer un séjour en Savoie, à Aix les Bains.
Tous les deux, se mettent en quête d'un nouvel endroit pour ouvrir une autre colonie, afin de recueillir, en plus, les orphelines de la première guerre.
On leur propose un hôtel fermé et libre : "le Chalet des Corbières". Après une location d'un semestre, madame Gallice l'achète en 1916 et devient la directrice. De gros travaux sont entrepris par Léon Grosse.
Dès début 1917, l'orphelinat accueille une quarantaine d'orphelines, pupilles de la nation, encadrées par les "Dames de l'union". 
En 1926, le père Portal décède. Le Chalet des Corbières périclite. Les orphelines sont placées à Aix, Rumilly et Collonges sous salève. Les soeurs de Saint-Joseph viennent s'installer le 21 mars 1930, suite à une mauvaise ambiance entre les "Dames de l'Union qui quittent les lieux les unes après les autres. 







Le Père Portal est enterré aux Corbières, dans la "chapelle de l'unité" construite en forme de croix grecque en 1926.




Les soeurs de Saint-Joseph commencent à gérer le domaine, et du travail il n'en manque pas !! 
En juin 1932 madame Gallice tombe malade, son état se dégrade et meurt mi-aôut. 
Elle est enterrée dans la crypte de la chapelle dans une tombe à côté du Père Portal.

Une nouvelle école est construite vers 1953 à l'emplacement du Chalet Victoria. En 1965 les effectifs d'enfants baissent, ceux ci allant dans d'autres établissements suite aux nouvelles structures scolaires. La société des Corbières devient moins rentable et ferme en 1970. En 1971 "les soeurs de Bethléem" (qui quittent Moutiers) s'installent dans le Chalet-Hôtel. 

Une vie "rythmée" par la prière et l'artisanat proposé dans une boutique à proximité. 




Le monastère ne peut être visité, mais il est possible d'effectuer une "retraite". 



mercredi 11 janvier 2017

L'hôtel Bernascon

Bonjour, je suis Jean-Marie Bernascon.


Jean-Marie est né le 1er Mai 1826 à Lyon. Il devient orphelin dès 15 ans, se marie en 1848 avec Claudine Royer. Pendant quatre ans il travaille au service d'Emile Plasson, commerçant et l'un des fondateurs de la société lyonnaise "Compagnie des bâteaux-omnibus" qui fait la liaison entre Lyon et Aix avec de la marchandise et des curistes. 
Par la suite il devient gérant d'une petite pension, commence sa carrière d'hôtelier en prenant la gérance de "L'Hôtel de la Grotte" et en 1858 loue la maison Forestier qu'il transforme en "l'hôtel de l'Europe".



En 1867, il est expulsé pour cause de travaux urbains. L'immeuble sera démoli quelques temps plus tard. 
En 1868, fraichement remarié (il était veuf) il s'installe en famille comme maître d'hôtel à "l'Hôtel du Globe", qui devient "l'Hôtel de l'Europe"avant de devenir "Bernascon Grand Hôtel de l'Europe"
















Mais pour Jean-Marie, il en faut encore plus, plus de chambres pour plus de clients, privilégiés.
Donc il va en trouver  :

- Au Chalet Dufresne 



- A la Villa Gabrielle



- A la Villa Victoria (réunion des maisons Mottet)






- A la Villa Béatrice



- A la Maison Neuve





De 1868 à 1897, Jean-Marie Bernascon loue, achète et vend tout ce qu'il peut, tout ce qu'il voit, tout ce qu'il touche....

En 1897, ce sera la consécration avec son plus beau projet :

                            "le Régina Grand Hôtel Bernascon"








                                                               
En 1896, Jean-Marie achète une parcelle toute en pente à un notaire. Les travaux sont effectués par l'entreprise Léon Grosse, Ginas et Garabiol sur les plans des architectes Paul Lathoud et Jules Pin aîné. 


Jules Pin

Sept très grandes voûtes accueillent les écuries, plus tard elles serviront de garage pour les automobiles et supportent la terrasse du jardin.














Ce magnifique hôtel, est le deuxième palace aixois. Il ouvre le 1er janvier 1900. On verra de nombreuses célébrités, des comtes et comtesses, ducs et duchesses, lords, Maharajas y séjourner.






Avant


Après






Mots que j'ai photographié et qui se trouvaient sur les côtés des fenêtres dans les toits. Hélas ils sont partis dans l'incendie.






L'hôtel est réquisitionné pour servir d'hôpital militaire lors des deux grandes guerres. De nombreux travaux suivent.

En 1905, Jean-Marie Bernascon fait construire la "Villa Régina "  à proximité, pour servir d'annexe à l'hôtel .





Elle est vendue aussi en copropriété.

Jean-Marie Bernascon meurt en 1912, son fils Paul reprend les rênes. L'hôtel ferme en 1956 pour raisons financières. Il est vendu en copropriété en 1960. 





Le palace maintenant

N'hésitez pas à aller voir dans le blog le post sur l'incendie qu'il a subit : "Le Bernascon en flammes".